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La ballade de l'impossible, de Haruki Murakami

Petit article sur ma dernière lecture, qui est aussi un coup de coeur: La Ballade de l'impossible, du célèbre écrivain japonais Haruki Murakami! L'écriture de cet auteur est particulière et a fait que jusque là, je n'avais jamais réussi à vraiment accrocher à ses ouvrages jusqu'au bout malgré l'intérêt que le résumé me donnait pour eux (Kafka sur le rivage ou 1Q84, dans lesquels je vais maintenant tenter de me replonger), sans trop savoir pourquoi, peut être parce qu'il détaille énormément toutes les actions, et que je trouvais que ça plombait le rythme... Mais finalement j'ai voulu me lancer dans La ballade de l'impossible, et j'ai bien fait car c'est un des meilleurs livres que j'ai pu lire ces dernières années.


Quatrième de couverture de cette édition: "Au cours d'un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles : "Norwegian Wood". Instantanément, il replonge dans le souvenir d'un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s'est suicidé. Kizuki avait une amie, Naoko. Ils étaient amoureux. Un an après ce suicide, le narrateur retrouve Naoko. Elle est incertaine et angoissée, il l'aime ainsi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît… Hommage aux amours enfuies, "La Ballade de l'impossible" est un magnifique roman aux résonances autobiographiques, d'une tendresse et d'une intensité érotique saisissantes."

Ce livre est empreint de nostalgie, le narrateur se remémore ses vingt ans dans les années 1968-70, au son des Beatles (d'ailleurs il y a tellement de références à leurs chansons dans ses pages qu'on les a dans la tête tout le long!), dans un Japon récemment entré dans la modernité. Mais le cadre n'est que peu décrit, car c'est un récit très introspectif, basé sur les relations entre les personnages et le ressenti du narrateur à cette période de sa jeunesse. Ressenti qui est exprimé avec extrêmement de justesse, par des descriptions simples comme par des métaphores qui saisissent parfaitement les sentiments et émotions éprouvés par les personnages. Naoko souffre, le narrateur aussi, leur relation est compliquée et ambigüe... La dépression est évoquée par des descriptions sans être jamais nommée en tant que telle, mais c'est un thème omniprésent. On se prend d'une empathie folle pour chaque personnage, on espère avec eux, on est triste avec eux, on est heureux avec eux. L'intrigue tourne autour d'une histoire d'amour mais ne tombe jamais ni dans le mièvre, ni dans le pathos, elle est bien plus profonde que ça.

Il y a peu de personnages mais leur psychologie est bien développée, ils sont tous plus ou moins cassés chacun à leur façon et ils vont tenter, ensemble, de se construire. L'auteur dépeint d'ailleurs aussi la difficulté de l'entrée dans l'âge adulte, à vingt ans, un âge où on doit bâtir les bases de sa vie d'adulte sans forcément savoir le chemin que nous souhaitons suivre, et sans savoir si les choix que nous prenons sont les bons. A l'image de la vie, les moments heureux alternent avec des moments difficiles. C'est un livre plein de nostalgie mais aussi d'espoir, plein d'amour mais aussi de déchirements, plein de romantisme mais très terre-à-terre, plein de rêves qui se heurtent parfois à la réalité, d'attachement et d'incompréhension.

C'est un peu dur d'en dire plus car j'ai surtout aimé l'émotion que le livre procure quand on est plongé dedans, qui est difficile à exprimer car elle se ressent avant tout en tournant les pages. Je ne peux donc que vous conseiller de le lire pour vous en faire une opinion!

Avez-vous lu ce livre? Aimez-vous les écrits de Haruki Murakami?

2 commentaires

  1. Je n'ai jamais lu de romans de Murakami, en parti parce que j'ai peur de son style, que l'on décrit souvent comme trop lourd. Et pourtant, j'en ai deux qui m'attendent dans ma bibliothèque : "1Q84 tome 1" et "La Course au Mouton Sauvage".

    Ton avis sur ce roman me donne encore plus envie de laisser mes à-priori sur l'auteur et tenter ces lectures. Merci !

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    1. Moi aussi je trouvais son style lourd, toutes les actions sont décrites avec précision (même la vie sexuelle des personnages)... Disons que sur un roman de 400 pages ça va, Kafka sur le rivage qui fait 800 pages, j'ai arrêté en plein milieu! Je vais essayer de le recommencer! ;) Bien contente d'avoir laissé une nouvelle chance à cet auteur en tous cas :)

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